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Thursday, 05 November 2026
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L’interdiction des voitures thermiques en 2035 bientôt assouplie ? Le Parlement européen ouvre la voie !

La commission de l'environnement du Parlement européen a donné son aval, mercredi, à une proposition qui pourrait assouplir l'interdiction des moteurs à combustion interne, selon un communiqué de presse diffusé par l'institution. Initialement, l'Union européenne avait prévu de bannir la vente de voitures neuves équipées de moteurs thermiques d'ici 2035. Cependant, sous la pression exercée par l'industrie automobile, la Commission européenne a suggéré, à la fin de l'année dernière, de réviser cet objectif en visant une réduction de 90 % des émissions de CO2, les 10 % restants devant être compensés par l'utilisation d'acier à faible empreinte carbone et de carburants alternatifs.

Lors d'un vote, la commission de l'environnement a adopté une proposition alternative avec 48 voix pour, 30 contre et deux abstentions. Ce nouveau plan stipule qu'une réduction de 87,5 % des émissions des véhicules neufs devra être atteinte d'ici 2035, par rapport aux niveaux de référence de 2021. En pratique, cela représente une réduction de 95 %, mais les constructeurs utilisant de l'acier à faible empreinte carbone pourraient bénéficier d'une marge supplémentaire de 7,5 % sans encourir de sanctions.

Cette proposition prévoit également que les véhicules électriques compacts ou très efficaces, fabriqués dans l'Union européenne, puissent obtenir des « super-crédits », qui leur permettraient de contribuer davantage à l'atteinte des objectifs d'émissions fixés.

Massimiliano Salini, rapporteur pour le groupe PPE, a décrit cette initiative comme un « tournant » pour le secteur automobile. « Il sera toujours possible d'immatriculer des voitures avec moteurs à combustion interne sans obligation de compensation ; nous préservons la liberté technologique et redonnons des perspectives à l'ensemble de la chaîne d'approvisionnement », a-t-il déclaré.

Le Parlement européen dans son ensemble devra encore se prononcer sur cette proposition lors d'une session prévue en décembre. De plus, les États membres devront formuler leurs positions avant que les négociations sur un projet commun puissent commencer.

En décembre dernier, la France et l'Allemagne avaient déjà trouvé un accord concernant l'industrie automobile, stipulant une réduction de 90 % des émissions, sans imposer aux constructeurs de compenser les 10 % restants. Il reste à déterminer si d'autres États membres soutiendront cette approche.