(Multimédia) RDC/Ebola : l'épidémie ralentit, mais ses foyers se déplacent (CDC Afrique)
Près de cinq mois après le début de l'épidémie d'Ebola en République démocratique du Congo (RDC), des signes de ralentissement ont été observés, bien que de nouveaux foyers continuent de poser des défis à la riposte. Jean Kaseya, le directeur général du Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique), a partagé cette information lors d'une conférence de presse à Kinshasa, le 14 octobre.
M. Kaseya a déclaré : "Depuis deux semaines, nous observons une diminution de la courbe des cas". Il a précisé que l'épicentre de l'épidémie se déplace progressivement de la province de l'Ituri, où l'épidémie a été initialement déclarée, vers la province du Nord-Kivu, qui est adjacente.
Malgré ces indications positives, le directeur a souligné que des lacunes dans la surveillance épidémiologique et le suivi des contacts persistent, ce qui entrave les efforts pour interrompre les chaînes de transmission du virus. Ces défis soulignent la nécessité d'améliorer les mécanismes de réponse face à cette crise sanitaire.
En ce qui concerne le financement des efforts de riposte, les engagements internationaux ont atteint 3,045 milliards de dollars, une augmentation par rapport aux 1,656 milliard signalés en juin. Toutefois, seulement 962,66 millions de dollars ont été effectivement débloqués, représentant 31,6 % des fonds promis.
Cette épidémie, déclarée le 15 mai, est causée par le virus Ebola de type Bundibugyo. Elle est considérée comme la plus meurtrière jamais enregistrée en RDC et se classe comme la deuxième plus importante au monde, après l'épidémie qui a touché l'Afrique de l'Ouest entre 2014 et 2016.
Selon le dernier rapport épidémiologique publié par les autorités sanitaires congolaises, au 12 octobre, la RDC comptait 9.144 cas confirmés d'Ebola, avec 4.410 décès, ce qui correspond à un taux de létalité de 48,2 %.
Les efforts pour contrôler l'épidémie continuent de nécessiter une attention soutenue et des ressources adéquates afin de faire face aux défis persistants et d'assurer la sécurité des populations affectées par cette maladie virale.