Today's Post
Monday, 12 October 2026
Brussels

Une foule a défendu le climat à Bruxelles

Dimanche, environ 45 000 personnes, selon les estimations de la police, ont manifesté à Bruxelles, se dirigeant vers le siège de l'Union européenne pour exiger des mesures plus fermes contre le changement climatique, à l'approche de la COP 31 qui se tiendra du 9 au 20 novembre. Les récentes vagues de chaleur record ayant touché 31 pays européens ont intensifié les préoccupations concernant les conséquences du changement climatique.

Etienne de Callatay, un économiste belge présent lors de la manifestation, a déclaré à l'AFP : « Il est essentiel de ne pas prêter attention uniquement aux lobbies qui s'expriment bruyamment mais qui ne représentent qu'une minorité d'intérêts. »

Aurore Schreiber, membre d'une ONG spécialisée dans la coopération au développement, a partagé sa motivation pour participer à cette marche. Elle a expliqué qu'elle était venue avec sa famille « afin que les décideurs politiques prennent conscience et entendent le message des citoyens ». Elle a souligné l'importance d'écouter les revendications des jeunes et des plus vulnérables, en insistant sur la nécessité de développer des circuits économiques plus durables et équitables, prenant en compte les travailleurs et leurs rémunérations.

Dans un mois, des délégués de divers pays se réuniront dans la station balnéaire d'Antalya, en Turquie, pour la COP 31. Cependant, les espoirs d'obtenir des résultats significatifs lors de ce sommet annuel de l'ONU sur le climat semblent limités. Cela est en grande partie dû au retrait des États-Unis du processus sous la présidence de Donald Trump et à une dynamique qui s'essouffle en Europe.

Les attentes n'ont pas été comblées lors de la COP 30 qui s'est tenue à Belém, au Brésil, ce qui a conduit l'Union européenne à revoir ses ambitions à la baisse pour la COP 31. Par ailleurs, la récente hausse des prix de l'énergie, provoquée par les conflits au Moyen-Orient et en Ukraine, a rendu les grands producteurs de pétrole et de gaz moins enclins à discuter d'une transition loin des combustibles fossiles.

Bien que l'Union européenne se présente comme un leader mondial en matière d'action climatique et le principal donateur international dans ce domaine, elle a elle-même retardé d'un an, de 2027 à 2028, l'application d'une législation visant à réduire les émissions de méthane, un gaz à effet de serre significatif.

Cette mobilisation à Bruxelles témoigne d'un sentiment croissant parmi les citoyens européens qui exigent des actions concrètes et immédiates pour lutter contre le changement climatique, alors que les défis mondiaux continuent de se multiplier.