La grippe frappe plus tôt au Québec: les urgences déjà sous pression avec l'arrivée des virus
La saison de grippe au Québec a débuté au moins deux semaines plus tôt que d'habitude, marquant un départ anticipé par rapport aux années précédentes. Tandis que la COVID-19 reprend également de l'ampleur, les urgences de la province font face à une pression accrue, atteignant un taux d'occupation de 114 %. Face à cette situation, les experts recommandent à la population de se faire vacciner rapidement.
Cette année, la grippe s'est installée plus tôt, avec des signes de circulation virale déjà observés à la fin octobre, alors que l'année dernière, le virus n'avait commencé à circuler qu'à la mi-novembre. Cette avance d'au moins quinze jours par rapport à la moyenne des dernières saisons pourrait compliquer la gestion d'un système de santé déjà fortement sollicité.
Au 1er novembre, le taux d'occupation des urgences au Québec était de 114 %, et les experts s'inquiètent de l'impact que l'augmentation des infections respiratoires pourrait avoir sur les services de santé. Benoit Barbeau, professeur au Département des sciences biologiques de l'UQAM, souligne que plusieurs virus respiratoires circulent, notamment la COVID-19, et qu'il est difficile de prévoir leur évolution.
Dans ce contexte, le vaccin contre la grippe apparaît comme un outil essentiel pour protéger les populations vulnérables. La campagne de vaccination provinciale, lancée le 13 octobre, offre le vaccin gratuitement aux personnes de 65 ans et plus ainsi qu'à d'autres groupes à risque. Un pharmacien interrogé par TVA Nouvelles a indiqué que les souches actuellement en circulation correspondent à celles ciblées par le vaccin de cette année. Cependant, il a mis en garde contre une interprétation excessive de l'efficacité du vaccin.
Le Dr Jacques Lapierre, virologue à la retraite, a précisé que l'efficacité du vaccin est souvent mesurée en termes de prévention des hospitalisations, mais cela ne signifie pas que les personnes vaccinées ne contracteront pas la grippe. En d'autres termes, bien que la vaccination ne puisse pas garantir une protection totale contre l'infection, elle peut réduire le risque de complications graves qui nécessiteraient une hospitalisation.
Avec la pression actuelle sur les urgences, les pharmaciens jouent un rôle clé en conseillant les patients présentant des symptômes respiratoires. Dans de nombreux cas, le repos et le temps suffisent pour favoriser la guérison. Les experts encouragent donc la population à prendre des mesures préventives et à tirer parti de la campagne de vaccination, en particulier pour ceux qui sont les plus à risque.
Cette situation souligne l'importance de la vigilance et de la préparation dans un contexte où plusieurs virus circulent simultanément, rendant la protection par la vaccination d'autant plus cruciale pour la santé publique.
- Informations fournies par Élie Duquet